Chansons de Carnaval de Lille-Moulins

(en cours de construction))

Ces chansons de carnaval ont été écrites et chantées dans le quartier de Lille-Moulins au XIXème siècle. Elles ont été réimprimées par la bibliothèque de lille-Moulins en 1988 mais sont difficiles à trouver aujourd'hui. Les dates et occasions indiquées suivent les indications du collectionneur qui a rassemblé ces textes.

La traduction est indicative.

Liste des chansons

- L' Eurtraite aux Flambeaux, Camille Brunel, Mardi gras 1888 (?)

- Moulins-Lille et ses fêtes

- La Révolution des Femmes, Henri Tanche, Mardi gras 1890.

- Les plaintes d'un ouvrier, Henri Vandenbrande.

- L'Union de Lille, H. Vermeulen, Carnaval 1897.

- La création des chambres syndicales, Victor Blum.

- Les aventures d'un paysan, Théodore Cordonnier, 1873.

- Eul' moulin au café, Camille Brunel.

- La chanson du pauvre

- Les faux-culs

- Domino, chanson d'aujourd'hui à entendre (enfin, ce n'est pas vraiment nécessaire...;-))

MOULINS-LILLE ET SES FÊTES

Chanson nouvelle, chantée par l'association des Têtes de Pipes

dont le siège se trouve Place Vanhoenacker (ancienne place Condé)

Grande Salle de l'Harmonie

Paroles de M. Ch. VAN GYSEGHEM, musique de M. DESROUSSEAUX.

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Réimprimé par la Bibliothèque Municipale de Lille.

Le quartier d' Moulin-Lille,
A montré à la ville
Ses nombreuses sociétés,
Qui toutes avec succès,
Ont prit part à la grande fête,
Que Lille entier regrette,
Et qui a fait l'an dernier,
Honneur à tout l'quartier.
Tra la la la la la la (bis)
A tout l'quartier (bis)
Tra la la la la la la (bis)

2ème COUPLET
Tambours, musique en tête,
Pour commencer la fête,
Devant chaque société
A passé l'comité.
Dans l'cortège avec accord,
La fanfare l'Union du Nord.
De toute la foule est suivie,
et par elle, applaudie.
Tra la la la la la la (bis)
est applaudie (bis)
Tra la la la la la la (bis)

3ème COUPLET
Toute une soirée entière,
Un beau bal populaire,
Un bel orchestre en fin,
Jeunesse mettait en train
Polkas et vlases qu'on admire,
Aux jeunes amours faisaient dire:
Ah, si cette fête de quartier,
Pour nous pouvait durer.
Tra la la la la la la (bis)
Pouvait durer (bis)
Tra la la la la la la (bis)

4ème COUPLET
Par une très belle retraite,
S'est terminée la fête,
Que de sujets nouveaux
Dans la r'traite aux flambeaux,
De tous les environs d'Lille,
Même plusieurs quartiers d'la ville,
Wazemmes, Vauban, Saint-Sauveur,
Tous l'ont vue d'un bon coeur,
Tra la la la la la la (bis)
Oui d'un bon coeur (bis)
Tra la la la la la la (bis)

5ème COUPLET
Cette année on espère,
Encore pouvoir mieux faire,
Mais pour bien réussir,
Habitants faut s'unir,
Nous devons avec entente,
Faire comme l'année précédente,
De Lenglen, Caron, Mériaux,
Suivre les projets nouveaux.
Tra la la la la la la (bis)
Projets nouveaux. (bis)
Tra la la la la la la (bis)

REFRAIN
Habitants d'Moulins-Lille,
Sociétés d'dés, jeu d'quille,
Jeux de beignaux et bouchon,
Fanfares et orphéons,
Pour avoir une belle fête,
Au comité, j'répète,
Envoyez sans façon,
Là tous votre adhésion. (ter)

Ch. VAN GYSEGHEM, Mi-carême 1888.

 

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L'EURTRAITE AUX FLAMBEAUX

(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

réimpression de la bibliothèque municiple de Lille, 1988.

 

L' Eurtraite aux Flambeaux
La retraite aux flambeaux
PREMIER COUPLET
Cheul grande fiête eud'Moulins-Lille
In n'sorot point l'oublié
Euche crot qu'pou l'honneur deul ville,
Qui portront toudis l'plume
In a été à Bruxelles
A Paris rien n'est s'y biau,
Infin chétot son pareille
Eul cheul eurtraite aux flambeaux

DEUXIÈME COUPLET
In a donné d'un coeur fière
Eul premier prix s'peut vous l'nommé,
A l'société du Bras Fier
Pour l'invntion qu'i j'ont fait,
On admirot ch'biau navire
Intouré intaire d'tout chés marins,
Vraimint in atindot u (?) dire
Les v'la prtie au Tonkin

TROISIÈME COUPLET
Eul société des quates size
Mon dieu qui z'onsu d'l'honneur
Bonnes gins y faut que j'vous dise
ch'tot r'présenté d'un rgand coeur
cheul bonne fillette son réplique
Nous a rindu grand succès,
D'eur'présenté la république
L'honneur du biau pays français.

QUATRIÈME COUPLET
Chin qui a ut d'curieux à vire
Dins cheul grande fiète quin a fait,
Les gins s'not eul vinte eud'rire
Dijant ch'est bin invinté,
tous l'sabitantsd'not paroisse
Rigolote à tout ébont
Eud'vire l'avenir Moulinoise
prêt à partir in ballon.

CINQUIÈME COUPLET
Ches abitants d'Moulins lille
Pour tous y sont dévoué
Y z'ont représentait la Chine
Aussi l'amirale Courbé,
Infin d'vire cheul bielle eurtraite
Tout l'mond nétot éblouy,
On a même vu dins cheul fiête
Eur présenté l'porte de Paris,

SIXIÈME COUPLET
Min p'tit copain Anistase
Nous a bien fait rigolé
Au mitant d'eul rue d'Arras
Brulot l'général Boulinger,
Dijo vette comme cha transpare
Ch'tinne vrai ilumination
Imvot jusqu'au grand boulevard
J'in riros tros heures de long

SEPTIÈME COUPLET

Eul'pharmacien d'note paroisse
Mon dieu qu'il est généreux,
Dijo à s 'namy Françoise
Eud' vire chat jait l' coeur joyeux.
J'eun vorot point m'faire deul bille
On ait mort chés pou longtemps,
Pou l'honneur eud' Moulins-Lille
J'neur vairot point a chins francs.


Camille BRUNEL

1888 (?)mardi gras

PREMIER COUPLET
C'est la grande fête de Moulins Lille
On ne saurait point l'oublier
Je crois que pour l'honneur de la ville,
Qui porteront toujours la plume,
On est allés à Bruxelles,
A Paris rien n'est si beau,
Enfin c'était sans pareil,
La seule retraite aux flambeaux.

DEUXIÈME COUPLET
On a donné d'un coeur fier
Le premier prix je peux vous le nommer,
A la société Bras Fier
Pour l'invention qu'ils ont faite,
On admirait ce beau navire
Entouré de tous ces marins,
Vraiment on entendait dire
Les voilà partis au Tonkin

TROISIÈME COUPLET
La société des quatre size
Mon dieu qu'ils ont eu de l'honneur
Bonnes gens il faut que je vous dise
Cétait représenté d'un grand coeur,
Cette bonne fillette en réplique (?)
Nous a rendu un grand succès
De repreésenter la République
L'honneur du beau pays français.

QUATRIÈME COUPLET
Ce qu'il y a eu de curieux à voir
dans cette grande fête qu'on a fait
Les gens se tenaient le ventre de rire
Disant c'est bien inventé,
Tous les habitants de la paroisse
rigolaient à tout est bon (?)
De vois l'avenir Moulinoise
prêt à partir en ballon.

CINQUIÈME COUPLET
Ces habitants de Moulins-Lille
Pour tous sont dévoués
Ils ont représenté la Chine,
Ainsi que l'amiral Courbé,
Enfin de voir cette belle retraite
Tout le monde en était ébloui
On a même vu dans cette fête,
Représentée la porte de Paris

SIXIÈME COUPLET
Mon petit copain Anistase
Nous a bien fait rigoler
Au milieu de la rue d'Arras
Brûlant le général Boulanger
disait ?
c'est une vraie illumination
On la voyait jusqu'au grand boulevard
J'en rirais pendant trois heures.

SEPTIEME COUPLET

Le pharmacien de notre paroisse
Mon dieu qu'il est généreux,
Disait à son amie Françoise
De voir ça J'ai le coeur joyeux.
Je ne voudrais pas me faire du souci
(quand) On est mort c'est pour longtemps,
Pour l'honneur de Moulins-Lille,
Je n'en suis pas à cinq francs (?)

Camille BRUNEL

1888 (?)mardi gras

 

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La Révolution des Femmes


Réimpression par la médiathèque de Lille-Moulins, 1988.

Chanson nouvelle en patois de Lille
chantée par la société DES SANS-CHAGRIN,
réunie à l'estaminet du CHANSONNIER MOULINOIS
place Déliot, 8, à Moulins-Lille.
Air de Mimi l'Amour, Desrousseaux

 

1er Couplet
D'puis si longtemps qu'on cante d'sus les femmes
Préparez-vous brav's hommes ch'st à vous tour
Sûr et certain qu'cha n'sra point toudis l'même,
Ch'ull' vie d'martyre dot s'abolir un jour,
On a eu bien trop d'patience,
Cha n'devot point êt'si long,
Y a gramint trop d'différince
Vous verrez l'preuve dins l'canchon

REFRAIN
Pauveur's femmes que nous sommes
Cangeons d'situation
Et mettons tous les hommes
In révolution

2ème couplet
Sitôt marié l'femme n'est qu'enn'malheureuse,
Elle va ouvrer tant qu'elle euch tros infants
Tous les matins faut qu'elle court à l'soigneuse,
Porter ses p'tits qui s'tortill'nt in braiant,
Tandis qu'lhomme l'joyeux type,
Va às'boutique in chifflant
Ou in feumant gaiemint s'pipe,
et n'pinse jamais pus avant.

3ème couplet
L'journée finie ch'est incore toudis elle,
qu'elle s'in va r'querre sin ou ses deux moutards,
Le v'la rintré elle eur'lave l'vaiselle,
Pis elle apprête à soupé pou l'gaillard,
Qui rintr' avec l'air aimable,
In j'tant les yeux tout partout,
Si l'souper n'est point sus l'table,
cha n'finit point dins l'bon goût.

4ème couplet
Pour sin dimanche les deux bras d'ins l'cuvielle,
Elle fait l'lessive au moins jusqu'à midi,
Soigné l's infants coud et pis rafouftielle
D'manière que tout sot bien propre l'lundi,
L'aute pindant ch'temps la s'continte
d'sin aller au cabaret,
Pour y boire tranquill'mint s'pinte,
et faire enn'partie d'piquet.

5ème couplet
Si un ami meurt, tout d'suite on l'invite
Et si ch'convoie tombe un dimanche matin,
Sur et certain qui'r'viendra point sans s'cuite,
Qui n'rintrat point sans faire un bon potin.
Et si s'femme ch'pauvr' esclave,
Veut l'eurmett' à i bonn'raison,
I veut li flanquer de l'bave,
In l'injuriant d'tous les noms.

6ème couplet
Vous veyez bien qu'cheull'vie n'est point durable,
Et pou l'canger vla eun belle occasion,
Comme eux tertous mettons nous à l'même table,
Nous formerons un association,
Ch'est un moyin favorable,
Et un bielle proposition,
Car vous allez vir vou diable,
V'nir aussi douch'qu'un mouton.

7ème couplet
Quand vous intindez quelque part eun'dispute,
Rassemblez-vous armez-vous d'un bâton,
et à chinq six faites faire eun biell' culbute,
Et tapez ch'thomme tant qui vous demande pardon.
Faitesli soigner ses mioches,
Il f'ra sans opposition,
La insonne nous f'rons bomboche,
Qu'l cang'mint d'situation.

HENRI TANCHE mardi gras 1890

1er Couplet
Depuis si longtemps qu'on chante sur les femmes
Préparez-vous braves hommes c'est à votre tour
Sûr et certains que ce ne sera pas toujours pareil,
cette vie de martyr doit finir un jour,
On a eu bien trop de patience,
Ca ne devait pas être si long,
Il y a bien trop de différence,
Vous verrez la preuve dans la chanson.

REFRAIN
Pauvres femmes que nous sommes
Changeons de situation
Et mettons tous les hommes
En révolution

2ème couplet
Sitôt mariée la femme n'est qu'une malheureuse,
Elle va travailler tant qu'elle a trois enfants,
Tous les matins il ft qu'elle coure chez la nourrice(?)
Porter ses petits qui se tortillent en braillant,
Tandis que l'homme, joyeux type,
Va à son travail en sifflant,
ou en fumant gaiement sa pipe
et ne pense jamais plus avant.

3ème couplet
La journée finie c'est enore elle
qui s'en va chercher son ou ses deux moutards
La voilà rentrée, elle fait la vaisselle,
puis prépare à souper pour le gaillard,
qui rentre avec l'air aimable,
en jetant ses yeux partout,
Si le souper n'est pas sur la table,
ça ne finit pas dans le bon goût

4ème couplet
Pour son dimanche les bras dans la bassine,
Elle fait la lessive au moins jusqu'à midi,
Soigner les enfants,, coudre et repriser,
de manière à ce que tout soit propre le lundi,
L'autre pendant ce temps-là se contente
de s'ena ller au cabaret,
Pour y boire tranquillement sa pinte,
et faire une partie de piquet.

5ème couplet
Si un ami meurt on l'invite
Et si le convoi tombe un dimanche matin,
Sur et certain qu'il ne reviendra pas sans sa cuite,
qu'il ne rentrera pas sans faire de potin.
Et si sa femme cette puvre esclave,
veut le ramener à la raison,
Il lui crachera dessus (?)
En l'injuriant de tous les noms.

6ème couplet
Vous voyez bien que cette vie n'est pas durable,
et pour la changer voilà une belle occasion,
Comme eux tous mettons nous à la même table,
Nous formerons une association,
C'est un moyen favorable,
Et une belle proposition,
Car vous allez voir votre diable,
Deviendra aussi doux qu'un mouton.

7ème couplet
Quand vous entendez quelque part une dispute
Rassemblez-vous, armez-vous d'un bâton,
et à cinq-six faites faire une belle culbute,
et tapez cet homme jusqu'à ce qu'il vous demande pardon.
Faites-lui soigner ses mioches,
Il le fera sans opposition,
Là ensemble nous ferons la fête,
Quel changement de situation.

HENRI TANCHE mardi gras 1890

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Les plaintes d'un ouvrier

Chanson nouvelle en patois de Lille
Chantée par la société DES BASCULEURS
surnommés les Anatoles.
Réunie à l’estaminet de la Bascule,
Tenue par Léon VANRECKEM, rue d’Artois, 186, MOULINS-LILLE

Réimpression par la médiathèque de Lille-Moulins, 1988.

PREMIER COUPLET
Mes gins faut que j’vous cont’ l’histoire Mes amis il faut que je vous raconte l’histoire
Eud’cha qui m’a déjà passé, De ce qui m’est déjà arrivé
Eu ch’ti qui y a une bonne mémoire Celui qui a une bonne mémoire
I’n’pins’ra jamais à s’marier, Ne pensera jamais à se marier
I y a tros mos que j’suis in ménache, Il y a trois mois que je suis en ménage
J’dos déjà raconter min passer. Je dois déjà raconter mon passé
Vétier à queu débrouiache Voyez à quel débrouillage
D’puis que j’suis marier Depuis que je suis marié
J’ai déjà bien ouvrer. (bis) J’ai déjà bien travaillé (bis)
   
DEUXIEME COUPLET
Tous les jours faut que j’me réveille Tous les jours il faut que je me réveille
Après elle j’ai biau a crier, Après elle j’ai beau crier
I faut que j’mai m’bouq à s’noreille Il faut que je mette ma bouche à son oreille
Et dir’tout haut va faire’ min café Et lui dise tout haut Va faire mon café
Ell’ ronfle là comm’ inn vrai lionne Elle ronfle comme une vraie lionne
Qu’on l’attind au milieu du pavet Tellement qu’on l’entend au milieu du pavé
Vétier j’dos passer m’marronne Voyez je dois passer mon pantalon
Et fair’ min café Et faire mon café
Pour mi aller ouvrer(bis) Pour aller travailler(bis)
   
TROISIEME COUPLET
Après quand j’min vais a m’n’ouvrache Après quand je pars au travail
V’la qu’el se met a rigoler, Voilà qu’elle se met à rigoler
Au lieu d’fair’ sin biau p’tit ménache Au lieu de faire son beau petit ménage
Elle s’in va in vill’ pou s’régaler, Elle s’en va en ville pour se régaler
Tous les midis j’vos sur eu m’nassiette Tous les midis j’ai eu dans mon assiette
Deux ou tros pin d’tierr’ sans éplucher. Deux ou trois pommes de terre pas épluchées
Vétier comm’in peut si mette Voyez comme on peut s’y mettre
V’la min grand dîner Voilà mon grand dîner
Pour mi aller ouvrer. (Bis) Pour aller travailler
   
QUATRIÈME COUPLET
L’aut’ jour j’rincont’ min cousin Jules L’autre jour je rencontre mon cousin Jules
Qui m’dit viens avec mi min gros, Qui me dit Viens là mon gros
Boir inn’pair de verr’ a l’Bascule Boire quelques verres à la Bascule
A ch’est parol’ j’vnos rouch’ comme un coq A ces mots je devins rouge commeun coq
Comm’j’ai payer tout les dett’ de m’femme Comme j’ai payé toutes les dettes de ma femme
J’étos trop honteux de l’deviner. J’étais trop honteux de le lui dire ( ?)
Vétier queu malheur tout l’même Voyez quel malheur tout de même
Quand on est marier Quand on est marié
On a jamais d’monnaie (bis) On n’a jamais de monnaie (d’argent)
   
CINQUIÈME COUPLET
Du lind’min j’sortos de m’fabrique Le lendemain je sortais de l’usine
Vla ti point que j’suis arrêter, Voila-t-il pas que je me fais arrêter
Qui q’ch’étot l’homm’ de min boutique Qui c’était ? L’homme de ma boutique
qui m’demandot si j’veux li payer, Qui me demandait si je veux le payer
Quand y m’dijot que j’avos des dettes Quand il me dit que j’avais des dettes
J’ai devenu comm’un vieux inragés. Je suis devenue comme un vieux enragé
Vétier j’peux gratter a m’tiète Voyez je peux me gratter la tête
J’pourrais bien ouvrer Je pourrais bien travailler
Avant qui s’ront payer.(bis) Avant qu’elles ne soient payées
   
SIXIÈME COUPLET
Y’a des bonn’ femm’ a cha j’peut l’dire Il y a des bonnes femmes ah ça je peux le dire
Mais surtout l’mienn ell’y est point, Mais surtout la mienne elle n’y est pas
Ch’ti qui peut incor’ réussire Celui qui peut encore réussir
Ch’est d’print’ in sott’ et inn’gamb’ de moins, C’est de prendre une sotte avec une jambe de moins
Alors in est sûr que sin ménache Alors il est sûr que son ménage
Y s’ro prop’ et toudis bien soigner. Sera propre et toujours bien soigné
Vétier a quand grand dommache Voyez à quel grand dommage
J’dis qu’un ouverrier Je peux dire qu’un ouvrier
Dovrot jamais s’marier. (bis) Ne devrait jamais se marier

HENRI VANDENBRANDE

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LES FAUX CULS
Chantés par la société LES SORCIERS
réunis à l'estaminet du Sapeur-Pompier
rue de Fontenoy, 58, Moulins Lille

Air: Amusons nous fillettes

Réimpression par la médiathèque de Lille-Moulins, 1988.

PREMIER COUPLET
Au sujet d'eunn' fillette
Euj' m'in va vous canter
Eunn' petit' canchonnette
Qu'elle vous fra rigoler.
Coiffé comm' un caniche
Cheull' fillet' pleinn' de vertu
Elle avot pris s'queumiche
pour eus' faire un faux-cu.

REFRAIN
Cheull' fillett' pinsant d'plaire
Avot pris l'invintion
D'mett' un coussin d'ostère
Par dessous sin jupon.

DEUXIEME COUPLET
L'auteur jour, d'sus l' boul'vard
Eunn' gross' fill bien nippée
A perdu par hasard
Sin coussin sus l' pavé
In veyant cha, j'l'appelle,
Elle n'a point répondu
Fallot vir chenll' mamzelle
Comme elle étot confu.

TROISIEME COUPLET
Mes gins vos povez m'croire
Chin que j'dis, ch'est certain
Car l'auteur jour Victoire
L'a perdu d'sus sin qu'min,
In ramassant ch'mont d'loques
Savez-vous ch' qu'on a vu:
Les vieilles manch's d'eunn' capote
Qui li servot d'faux cu.

QUATRIEME COUPLET
Eull' fille de l'grosse Adèle
Quand elle passe dins l'quartier
Chacun r'vette cheull' donzelle
Comme eunn' curiosité.
Si j' vous dijot qu'laut jour
In tournant l'coin d'eull' rue
Elle perdot à sin tour
Les débris d'sin faux cu.

CINQUIEME COUPLET
Au bal d'eul' Sainte Cath'rine
Quand j'y pinse faut qu'j'in ri
J'avos prié eunn' fille
Pour danser aveuc mi,
V'la qu'nous introns in danse,
La musiqu' jue l'galop
J'intind crie hortense!
T'as perdu tin fagot.

SIXIEME COUPLET
Tout l'monde s'a mis à rire
In veyant cha bourler
Mi même, si fot vous dire
J'in étot suffoqué,
Jai laiché là m'danseuse,
Elle a toudi couru,
Elle a r'parti honteusse
A s'mason sans faux cu.

SEPTIEME COUPLET
Mi j'trouve cha ridicule
Et vous m'donn'rez raison
Car cheull' mode là m'eurpune
A causs' de s'n'invintion
On vot des petit's cocottes
Faire usache de ch'faux cu,
Dite-me chin qu'cha dégotte
Quand y pass'te dins l'rue.

Vitor BLUM

PREMIER COUPLET
Au sujet d'une fillette,
Je vais vous chanter
Une petite chansonnette
Qui vous fera rigoler.
Coiffé comme un caniche
Cette fillette pleine de vertu
Avait pris sa chemise
Pour se faire un faux-cul.

REFRAIN
Cette fillette pensant plaire
Avait inventé
de mettre un coussin d'ostère (?)
En dessous de son jupon

DEUXIEME COUPLET
L'autre jour sur le boulevard
Une grosse fille bien habillée
A perdu par hasard
Son coussin sur le pavé.
En voyant ça je l'appelle,
Elle n'a pas répondu
Fallait voir cette demoiselle
Comme elle était confuse.

TROISIEME COUPLET
Mes gens vous pouvez me croire
Ce que je dis, c'est certain,
Car l'autre jour Victoire
A perdu sur son chemin
En ramassant son tas de vêtements,
Savez-vous ce qu'on a vu:
Les vieilles manches d'une capote
Qui lui servait de faux cul.

QUATRIEME COUPLET
La fille de la grosse Adèle
Quand elle passe dans le quartier
Chacun regarde cette donzelle
Comme une curiosité.
Si je vous disais que l'autre jour
En tournant le coin d'une rue
Elle a perdu à son tour,
Les débris de son faux cul.

CINQUIEME COUPLET
Au bal de la Sainte Catherins
Quand j'y pense il faut que j'en rie
J'avais invité une jeune fille
Pour danser avec moi.
Voilà que nous commençons à danser,
La musique joue au galop
J'entends crier Hortense!
Tu as perdu ton fagot.

SIXIEME COUPLET
Tout le monde s'est mis à rire
En voyant ça brûler
Moi-même, faut vous dire,
J'en étais suffoqué,
J'ai laissé là ma danseuse,
Elle a tout de suite couru
Elle est repartie honteuse
Chez elle sans faux cul.

SEPTIEME COUPLET
Moi je trouve ça ridicule
Et vous me donnerez raison
Car cette mode-là me répugne
A cause de son invention.
On voit des petites cocottes
Faire usage de faux culs,
Dites-moi ce que ç dégotte (?)

Quand elles passent dans la rue.

Victor BLUM

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L'UNION DE LILLE

L’Union de Lille est un des deux bâtiments de prestige construit vers 1890 sur la place Vanhoenacker à Lille-Moulins. Ce bâiment fait partie du mouvement de coopératives de consommations socialistes, dans la lignée du mouvement belge qui a donné naissance à la maison du peuple de Bruxelles et au Vooruit de Gand. Luttes alimentaire et idéologique y sont volontairement mêlées : l’Union de Lille abrite en effet une coopérative ouvrière, un estaminet, une boulangerie, un théâtre puis un cinéma, mais aussi les syndicats (CGT) et les partis politiques ouvriers (Parti Ouvrier Français puis SFIO). Aujourd’hui, le bâtiment existe toujours : c’est un supermarché.

L’Union de Lille

AIR : LE DANSEUR RIGOLO

SOCIÉTÉ LES VRAIS MOULINOIS

Etablie chez M. THEURS Alphonse, rue Courmant (sic.)

Réimpression par la médiathèque de Lille-Moulins, 1988.

REFRAIN
Allons prolétaires
Mettons fin à nos misères
Marchons dès demain
Tous la main dans la main
A l’Union de Lille
Groupons-nous tous en famille
Venez tous sans distinction
A l’Union.

PREMIER COUPLET
Pour soulager la misère
Adhérons à l’Union
Pour que la classe ouvrière
Change la situation
Oui par la coopérative
Plus tard nous rendrons heureux
Nos pauvres petits qui vivent
Maintenant bien malheureux.

DEUXIEME COUPLET
Par l’accord et la justice
La bonne organisation
On touche un grand bébéfice
Grâce aux bonnes Commissions
De tous côtés ces familles
Viennent suivre c’est certain
Car déjà l’Union de Lille
Possède un vaste terrain.

TROISIEME COUPLET
Oui cette coopérative
Fondée par des malheureux
Fait une propagande active
Dans le grand parti des gueux.
Il faut que je vous explique
L’union de ces travailleurs
En quatre ans c’est magnifique
Trois mille coopérateurs.

QUATRIEME COUPLET
La grande coopérative
Qui nous fournit notre pain
Voit que l’union arrive
N’arrête pas en chemin
Déjà une grande Epicerie
Installée dans le quartier
Rend tous les coeurs pleins de vie
C’est le bien de l’ouvrier.

CINQUIEME COUPLET
Pères et mères de famille
Venez tous à l’Union
Le bonheur et le pain brille
Dans notre association
Voyez si cela est sage
Si vous êtes malade un jour
L’union vous fait l’avantage
De vous donner du secours.

SIXIEME COUPLET
Venez avec confiance
Vous unir bons travailleurs
Ne perdons pas l’espérance
De trouver des jours meilleurs.
Venez à l’Union de Lille
Améliorer votre sort
Et bientôt dans notre ville
L’ouvrier deviendra fort.

H. VERMEULEN
Carnaval 1897

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LA CRÉATION DES CHAMBRES SYNDICALES

Chanson nouvelle en patois de Lille
Chantée par la Société des Bons Lillois
Réunie à l’Estaminet sous l’enseigne du JEU DE BOULE
tenu par PAUL VECH, Rue de Trévise, 4 (bis)

Réimpression par la médiathèque de Lille-Moulins, 1988.

AIR DU PETIT HOMME-BLEU

 

1er COUPLET
D’puis qu’in a fait grève à Lille
J’vos dins tous les corps d’état,
Des société fort utiles,
J’peux point désapprouver cha.
Pour l’ouverier ch’est l’seul but
Pour s’accorder in union.
Si un jour in intre in lutte,
On obtiendra du pognon. REFRAIN
Acoutez tous cheull’morale
Pour vivre in égalité
Rintrons in chambre syndicale,
Ch’est l’avenir des ouveriers.

2ème COUPLET
Filtiers, modeleurs, ébénistes,
Carpintiers et serruriers,
Ferblantiers, zingueurs, lampistes,
Font partie d’ches sociétés.
Après nous avons insuite
Aussi les fileur de coton.
Ch’est ch’qui prouve que tout s’agite
Pour s’accorder in union.

3ème COUPLET
Eul’métallurgie, dins Lille,
A déjà fait des progrès
Ch’est un moyen bien facile,
Ch’est la concordialité,
Ch’est l’égalité des hommes,
Ch’est l’bonheur des ouveriers
Aussi, n’hésitons personne
D’intrer dins ché sociétés.

4ème COUPLET
Mi je n’vos rien d’pus loyal
Que d’sintroduire in union,
Car toutes les chambres syndicales
Sont créé’s dins ch’l’intention.
Y faut s’aider l’un comm’ l’aute,
Pour agir in homme de bien
Car si in jour ni rigole
Ch’est qu’tout l’monde s’ra contint.

5ème COUPLET
Acoutez tous mes principes,
Si sont courts ch’est qui sont bons,
Car cheux qui s’in participent
Sont témoins d’eun’ bonne action.
Ch’est la loyauté des hommes,
Ch’est l’avenir de nos infants,
Ch’est un bienfait qui rayonne,
Pour nos vieux jours in même temps.

Victor BLUM

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LA CHANSON DU PAUVRE
Paroles de Camille BRUNEL
Chantée par les Coeurs Joyeux de Moulins Lille
Réunis chez M. Steenbeke, 161 rue d'Arras.

Réimpression par la médiathèque de Lille-Moulins, 1988.

PREMIER COUPLET
Vous qui possédez la richesse
Portez secours aux malheureux
Car au milieu de votre ivresse
Vous pouvez faire des heureux
Mais il faut donner l'espérance
Ce divin baume de la douleur,
Soulagez aussi la souffrance
Riche écoutez la voix du coeur.

REFRAIN
Ouvriers sans défense,
Travailleurs acharnés,
Vous êrtes l'espérance
De nos fières cités.
Ne portez pas envie
Au riche, à sa splendeur,
Car vous donnez la vie, la paix et le bonheur.

DEUXIEME COUPLET
Au seuil de vos maisons en fête
Gémissent demandant du pain,
Vos semblables courbant la tête
Ils souffrent, ils pleurent, ils ont faim.
Pourquoi lisser sur la Terre
Les maux cotoyer les plaisirs,
Il faut écouter la prière
Du pauvre, pleine de désirs.

TROISIEME COUPLET
Vous qui vivez dans l'opulence
Que le destin semble aduler,
Songez à la dure existence
Que le travailleur doit mener.
Son lot hélas est la misère
L'incessant travail est sa loi,
Il ne trouve dans sa chaumière
Qu'un regard d'espoir et la foi.

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Chanson nouvelle en patois de Lille

chantée par la société des COEURS GENEREUX

Réunie à l'Estaminet du Petit-Bonheur

Rue de Thumesnil (section des Moulins)

LES AVENTURES D'UN PAYSAN

Réimpression par la médiathèque de Lille-Moulins, 1988.

Air du Lundi de Pâques

1er COUPLET

On vante tant les biautés d'Lille
Qu'un vieux paysan d'Ronchin
Pour visiter cheul bielle ville
Y part un jour au matin.
V'la qu'a l'commune des Molins,
Sin coeur est déjà tout transi
In veyant l'z'anciens molins
Betot teurtous demoli.

REFRAIN
Ché merveille,
Sans pareille,
Ont ravi s'mémoire,
Car euch'paysan
N'avot point vu Lille d'puis longtemps,
Mais de c'h drôle,
Su m'parole,
In veyant l'histoire,
Pu d'un ché certain,
Rira du paysan d'Ronchin.

2ème COUPLET
Euss' tristesse pour chés molins
N'a fait qu' passer tout d'un cop
Quoique l'un avot deux bras d'moins
Et d' z'autes bourlés su leu dos.
Il arrive al' porte de Paris,
Jugez pour li que mystère,
D'eurtrouver s' porte chérie
Tout à fait din un désert.

3ème COUPLET
Chin qui l'a rindu inquiette
Ché les deux vaillants portraits,
Samson avot les poquettes,
Bras d' fier les deux bras cassés.
Aussitôt on a vu ch' l'homme
Braire tout comme un vrai infant,
De n' pu vir chés deux bonhommes
Fraîches tout comme din sin jeune temps.

4ème COUPLET
De ch' l'homme les peines ont r'doublé
Un passant li a été dire
Qu'la municipalité
Parlot d'faire démolir,
Din l'rue d'Paris y rumine,
Il est tout caché perdu
D'vir eul derrière presqu'e in ruine
Et d' l'hierbe qu'elle poussot d'sus.

5ème COUPLET
Ché sur l'égliche Saint Maurice
Que ch'bon père porte ses pas,
Y est ravbi, y rind justice
A l'architecque de ch'plan là.
Pour l'admirer y fait l' tour
In répétant pu d'chin fos
Ha! que biau cloqué à jour
Qui ont ach'teur les lillos.

6ème COUPLET
Les lillos verront dehors
Eul solai luire à travers
Et l' corbeau trouv'ra incor
Un asile pour din l'hiver.
A tout cha y rind hommage
Mais d' frayeur sin sang pétille,
Si quérot cha s'rot damache,
Ché l' pu biau munumint de Lille.

7ème COUPLET
Pour qui n'y arrive point d'malheur,
Si l'ennemi nous f'rot unn' crasse,
Ch' l'homme s'in ira d'un bon coeur
Servir Notre-Damme de Grâce.
Y'a vu le cloqué d' Saint-Etienne
In quateur-vingt-treize bourlé,
Ch' l'année y f'ra unn' neuvaine
Pour que ch'biau sot protégé.
Théodore CORDONNIER, 1873.

1er COUPLET

On vante tant les beautés de Lille
Qu'un vieux paysan de Ronchin
Pour visiter cette belle ville
Y part un jour au matin.
Voilà qu'à la commune de Moulins,
Son coeur est déjà tout transi
En voyant les anciens moulins
Bientôt tous démolis.

REFRAIN
Ces merveilles
Sans pareilles,
Ont ravi sa mémoire,
Car ce paysan
N'avait pas vu Lille depuis longtemps,
Mais de ce drôle,
Parole!
En voyant l'histoire
Plus d'un c'est certain,
Rira du paysan de Ronchin.

2ème COUPLET
Sa tristesse pour ces moulins
N'a fait que passer d'un coup
Quoi que l'un avait deux bras de moins
et les autres brûlés sur leur dos.
Il arrive à la Porte de Paris,
Jugez pour lui du mystère
De retrouver sa porte chérie
Tout à fait sdans un désert.

3ème COUPLET
Ce qui l'a rendu inquiet
Ce sont les deux vaillants portraits
Samson avait la scarlatine
Bras de fer les deux bras cassés.
Aussitôt on a vu cet homme
Pleurer tout comme un véritable enfant,
De ne plus voir ces deux bonshommes
Frais tout comme dans son jeune temps.

4ème COUPLET
De cet homme les peines ont redoublé
Un passant lui a dit
Que la municipalité
Parlait de faire démolir.
Dans la rue de Paris il rumine,
Il est tout perdu
De voir le derrière presque en ruine
Et de l'herbe qui poussait dessus.

5ème COUPLET
C'est sur l'église Saint-Maurice
Que ce bon père porte sespas,
Il est ravi, Il rend justice
à l'architecte sur ce plan-là.
Pour l'admirer il fait le tour
En répétant plus de cinq fois
Ha! Quel beau clocher à jour (?)
Qu'ils ont aujourd'hui ces Lillois!

6ème COUPLET
Les Lillois verront dehors
Le soleil briller à travers
Et le corbeau trouvera encore
Un asile pour l'hiver.
A tout cela il rend hommage,
Mais derayeur son sang pétille,
Si ça tombait ça serait dommage,
C'est le plus beau monument de Lille.

7ème COUPLET
Pour qu'il n'arrive pas de malheur,
Si l'ennemi nous faisait un sale tour,
Cet homme ira d'un bon coeur
Servir Notre-Dame de Grâce.
Il a vu le clocher de Saint-Etienne
En quatre-vingt treize brûler,
Cette année il fera une neuvaine,
Pour que ce beau (clocher) soit protégé.
Théodore CORDONNIER, 1873.

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EUL MOULIN AU CAFE LE MOULIN AU CAFE

Chanté par les VRAIS MOULINOIS

Réunis à l'estaminet DES TROIS ROIS

Rue Monge, 2

Tenu par Hovine, Vincent.

Chansons réimprimées par la médiathèque de Lille-Moulins, 1988.


AIR: s'an ch'feu

PREMIER COUPLET
Ecouté tous larrivé t'chés ménages
In vérité vous aller rigolé,
Vous bon luron qu'il a tous in partage
Vous ête lazor pour eul fidélité,
Mes bien souvint dins vous mason chez fiête
Rouge de colère vous s' métait a conté,
Tous chés fimme-là cha n'a qu'un toumint d'tiête (BIS).
Chez ch'moulin au café (BIS).

DEUXIEME COUPLET
J' veut vous parler bonne gins t'chés ménagères
qui frot lutter un régimint intier,
Au long d'un jour font roulé cheul cafetière
Y vindrote tout pour eus pouvoir picté,
L'homme malheureux qui sin tourmint eul tiête.
Eur vient douvré n'vot rien pour li dinner,
Tous chés fimme-là cha n'a qu'un toumint d'tiête (BIS).
Chés ch'moulin au café (BIS).

TROISIEME COUPLET
Y faut vire chés fimmes comme y z'ont bielle mine
Qu'ant tout est in déroute dins leu mason,
Vite y vont quaire eun pinte al grande cantine
In espliquant insoone leu position,
Alon Sophie verse incorre eun rincette
In vat's' gramme (?) comme des apolonnais,
Tous chés fimme-là cha n'a qu'un toumint d'tiête (BIS).
Chez ch'moulin au café (BIS).

QUATRIEME COUPLET
Sophie j'vient d'atrapé eun bièlle tatoul
Eu j peut vous l' dir eum n'homme ché un capon,
Y m'a traité q'tous les jours j'étos soulle
A mason chest eun vraie révolution,
Eun aut'racoure s'arrache les ch'feus d'eul tiête
Chés l'assemblée les commères sont complet,
Tous chés fimme-là cha n'a qu'un toumint d'tiête (BIS).
Chez ch'moulin au café (BIS).

CINQUIEME COUPLET
Chest malheureu quInt in est in ménage
d' vire as mason chés marchands pichon,
cha vous rindros sans esprit sans corage
In treuse y zont toudis d'nouvielles conchants,
L'eun n'dit que s'n' homme vat dins l'rue deul vingnette
Et l'aut eul sient eud' dins rue l'A B C,
Tous chés fimme-là cha n'a qu'un toumint d'tiête (BIS).
Chez ch'moulin au café (BIS).

SIXIEME COUPLET
Par un biau jour bonne gins l'sém nne dernière
Vient a m' mason min p'tit cousin Finot,
J' navot pitié car y n' féjot queut braire
Deun pareille fimme ch'rot qui nint deviendra sot,
Non chés fini j'veut put vire chés guinguettes
Jai biau ouvré guianne jamais asse.
Tous chés fimme-là cha n'a qu'un toumint d'tiête (BIS).
Chez ch'moulin au café (BIS).

Camille BRUNEL, mardi gras, 1888.

Je ne comprends vraiment pas celle-ci, si vous avez une traduction à proposer, écrivez moi!

cjouneau1_arobasfree.fr

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Chansons réimprimées par la médiathèque de Lille-Moulins, 1988.

Merci à M. et Mme Kolman d'avoir porté ces chansons à ma connaissance.